Comptes-rendus de l’atelier expérientiel Chant & Vibrations (7/02/19 & 9/05/19)

Les 7 février et 9 mai 2019, Maxime Herdoin a animé 2 ateliers expérientiels sur les sensations vibratoires à travers le chant vibratoire de sons, sans et avec déplacements, en individuel et en groupe.

Trouver sa respiration, son corps ; trouver et expérimenter sa voix, les sons, leurs fréquences vibratoires et les ressentis qui peuvent s’y lier.

Les ateliers ont eu lieu à l’Espace Art Expression, suivis d’un temps d’échanges.

Etaient présents Joachim Gélinier, Françoise Thiériot, Séverine Fusaro, Virginie Lapree, Florence Cauchois, Florence Massonnat, Marlène Bulckaert, Marion Boisard, Florence Servy-Ferchaud (et Isabelle Allemandi-Goux lors du temps d’échange)

Merci aux participant(e)s pour leur présence et leur retour !

 

 

Introduction de Maxime : Les sensations vibratoires comme expression de la vie.

Notre écoute intérieure peut se représenter par la pulsation du rythme cardiaque, plus généralement, par le rythme. Cette écoute est fondamentale (de même que nos sensations vibratoires et la complexité de notre gestuelle quotidienne) car cela fait reliance avec nos premières perceptions lors de notre vie prénatale -le rythme cardiaque se ressent par le nourrisson (sourd comme entendant)- et reliance avec la complexité non verbale. Cette écoute intérieure peut donc se voir comme une recherche de notre identité sonore personnelle. De cette façon, que ce soit par les sensations vibratoires, les différents contacts physiques, la voix comme objet sonore et de communication non verbale, les différents volumes sonores apaisants ou stressants, il peut y avoir une reconnexion pour entendre et s’entendre autrement, et simultanément une distinction entre l’écoute de soi et l’écoute commune, ce qui amène à une convergence sur le moment présent tout en faisant reliance avec x choses de notre identité. C’est réceptif et actif à la fois, à l’échelle individuelle et à l’échelle groupale, dû aux sentiments d’unicité et d’unité procurés.

Enormément de choses se jouent lors de la petite enfance et du développement personnel, or en psychanalyse, tout part de là. Et la voix, le chant et les vibrations jouent un rôle indispensable. Le son est une fréquence vibratoire qui se propage jusqu’au cœur des cellules et interagit directement avec la sphère psycho émotionnelle.

A savoir, le chant vibratoire est quelque chose qui s’apprend car il y a des risques ,

puisqu’on peut chanter sur nombre de fréquences qui résonnent, font écho en nous et on ne peut savoir laquelle pourrait libérer notamment des non-dits, des fausses croyances, et des cris qu’on aurait reçus, qui nous auraient blessé et qui sont restés prisonniers en nous, dans l’inconscient ou le refoulé, car on ne les a pas libérés, par exemple, mais comme cela touche la sphère psycho émotionnelle, cela peut libérer n’importe quelle blessure, en fait (on peut évoquer le danger du cri qui tue ou du cri qui paralyse).

Il faut aussi savoir que le chant vibratoire émet des ondes qui interagissent avec les ondes cérébrales, le cerveau part en expansion de conscience, c’est quelque chose de l’ordre de l’hypnose qui agit au niveau du corps, de l’énergie, de nos différentes connexions, de nos organes, de notre identité… Cela entraine différents états de modification de la conscience et de l’organisme.

Comme je disais, ça s’apprend.

 

 

Florence M.

D’abord grand merci à Maxime pour cet atelier.

L’atelier était très intéressant. Je me suis bien prise au jeu « des voyelles » ! Effectivement on sent les vibrations. Plus ou moins selon les sons ou les parties du corps bien sûr. Ce qui a amené à ressentir peut-être des émotions diverses également – selon chacun apparemment. Personnellement, j’ai préféré le son au mouvement. Sans doute besoin de m’approprier un peu avant.

C’est un bon support d’expression. C’était agréable d’être en petit groupe. Faire circuler le son a permis de donner une autre dynamique.

Un moment bien construit et sympathique.

Merci également à vous, et à Joachim pour son accueil. 🙂

 

 

Marlène

Les exercices avec les voyelles m’ont permis d’amplifier là résonance que je ressentais en moi et dans plusieurs parties de mon corps. Je pense que ces exercices peuvent renforcer la prise de conscience de son corps.

Ils m’ont permis aussi de prendre conscience de la vibration de ma voix. Et des variations et des résonances de ma voix.

Les voix des autres font aussi résonances en moi et créent des liens.

Pleins de jeux d’échanges sont possibles à travers la voix et ainsi des personnes réticentes peuvent aussi prendre conscience de leur voix et corps grâce au détour avec le jeu.

Merci à Maxime de nous faire découvrir ces exercices et merci à chacun présent de partager cette expérience.

Et le moment de partage du dispositif autour d’un repas reste riche d’échanges et convivial.

 

 

Marion

J’ai trouvé très intéressant cette expérimentation sur les voyelles. Je suis familière de cette pratique vocale d’ouverture et de résonance intérieure via la pratique des 5 sons tibétains.

Si les termes sont différents, la pratique et la visée sont très proches.

À travers le chant des voyelles, j’ai pu ressentir mon corps et amplifier les sensations à certains endroits. Si ressentir sa poitrine vibrer est une expérience assez commune lors d’une pratique vocale, ressentir sa nuque, sa cloison nasale, ses pommettes l’est beaucoup moins. Cela m’a procuré une sensation de bien être et de mise en mouvement de mon énergie vitale.

Le chant des voyelles permet une ouverture, une mise en résonance de son corps. Cela procure un élan pour s’exprimer vocalement, pour lâcher quelque chose de soi, sans mots, dans l’espace bienveillant de la séance (en groupe ou en individuel).

Je vous remercie également pour cet accueil chaleureux, j’ai apprécié cet échange et de faire votre connaissance.

Aussi, pour les curieux, voici un lien vidéo pour expérimenter les 5 sons tibétains 🙂

C’est le site d’Alain Griet, mon formateur en sonothérapie.

https://www.tresors-oddiyana.com/index.php/blog/11-les-sons-tibetains-qui-guerissent-tenzin-wangyal-rinpoche

 

 

Joachim

J’ai beaucoup apprécié l’atelier voix proposé par Maxime. Le fait d’être en petit comité, dans un espace assez réduit, avec des personnes connues, apportait un côté intime qui favorisait l’intériorité, la spontanéité ; j’étais en confiance.

J’ai apprécié la progressivité des propositions :

  • ressentir les vibrations liées aux différents sons (voyelles) en plaçant les mains successivement au niveau des parties du corps où résonne le son produit ;
  • mettre en mouvement le corps selon l’expressivité propre à chaque son, en suivant les indications proposées puis en s’appropriant les correspondances entre les sons émis et l’attitude, la gestuelle corporelle. Par exemple, dos vouté et marche lente versus corps redressé et frappe des pieds au sol.

Ce temps d’improvisation était fort, où, à la fois j’étais avec moi-même mais aussi en lien avec les autres, témoin de leur implication sincère.

À la fin, un temps de chant en commun où nos voix s’harmonisent, se distinguent, se confondent…

Une fin qui vient trop vite… encore, encore !   en corps, en cœur.

Merci Maxime !

 

 

Séverine

Maxime nous propose d’investir la petite salle du bas de l’atelier.

Nous sommes en petit comité et notre groupe est adapté à l’espace.

Tout d’abord, Maxime nous propose de nous réunir en cercle et de nous concentrer sur notre respiration naturelle ; puis, il nous demande d’amplifier et de prolonger les temps d’inspiration et d’expiration.

Puis, nous nous aventurons du côté des sons avec la mise à l’épreuve de la voix autour de la sonorité des différentes voyelles « mères », celles « qui comptent » : I, É, A, O, U (prononcé « ou »).

Le but était de produire le son de façon continue aussi longtemps que possible, selon le souffle, de façon claire, de reprendre son souffle et de recommencer.

Pour nous aider dans nos ressentis, Maxime nous invite à poser nos mains sur les différentes parties du corps sollicitées : la région de la tête, des joues (cela a été très compliqué pour moi de percevoir les vibrations dans cette partie du corps), de la gorge, du diaphragme, du thorax.

Chaque voyelle vibre dans un endroit particulier du corps, c’est comme un auto-massage sonore ; cela me projette dans mes ateliers corporels où les auto-massages de toutes les parties du corps permettent la prise de conscience et la stimulation de celles-ci.

C’est ma première expérience avec la sonorité « des voyelles » et je trouve cette proposition intéressante mais assez difficile pour ma part. Moi qui en général parle peu, j’en déduis que la voix est un instrument et qu’il faut une pratique régulière pour la trouver ou la retrouver, en prendre conscience dans le but de se reconnaître et d’approcher son identité.

Par la suite, Maxime nous propose de répéter avec lui des mots ou des phrases « chantés » qui me font penser au mantra en yoga : cet exercice est plus difficile pour moi car je dois m’approprier ma voix tout en essayant de l’incorporer aux autres voix du groupe.

Puis, tout en se déplaçant, nous sommes invités à exprimer des émotions à partir de différents sons définis : je n’arrive pas vraiment à percevoir les sensations attendues.

Pour terminer, nous nous sommes remis en cercle, les bras écartés en nous effleurant les mains : cette proposition m’a beaucoup émue : en effet, ce « toucher léger », cet entre-deux m’a semblé à la fois agréable, enveloppant et sécurisant.

Merci Maxime pour cette découverte.

 

 

Françoise

Atelier mené par Maxime

Nous sommes 5 dans la petite salle au sous-sol.

Maxime amène en premier lieu un « ancrage » à travers nos pieds, la totalité de nos pieds, notre verticalité. Il propose des étirements de tout le corps, de laisser venir des bâillements.

Une fois cette disponibilité du corps instaurée, il nous emmène à travers des exercices de respiration, inspiration par le nez, expiration par la bouche, expiration soudaine, une main sur le ventre pour percevoir les changements de volume. Nous nous enroulons progressivement sur une flexion graduelle de la colonne avec le maximum de détente dans la nuque, les épaules, les bras, à chaque expiration nous gagnons un peu plus en détente. Respirer la tête en bas, c’est une posture qui ne m’est pas familière.

Nous expérimentons la production vocale de voyelles. Maxime nous indique la recherche de vibrations plutôt que la recherche de la voix. C’est ce qui me donne une intention toute particulière. Les témoins de ces vibrations ce sont nos mains, nos doigts placés sur des zones précises. Les vibrations du A ne sont pas perçues au même endroit que celle du O ou du I. Nous entendons ces sons avec nos mains et nos doigts, les caisses de résonnance sont variées, la gorge, la poitrine, les sinus, les cervicales, les lèvres. En fait il ne faudrait pas confondre ce qui vibre et la caisse de résonnance. J’ai du mal à tenir ma respiration, ma voix, j’atteins vite la limite, c’est assez court, je sais que j’ai une voix de tête et que j’ai du mal à aller chercher au fond de moi même, à augmenter ma colonne d’air. J’ai apprécié de prolonger un son avec un geste de la main et le regard dans une direction, au loin.

Maxime nous propose une « chanson », plutôt une suite de sons. J’ai l’habitude de travailler la chanson par le rythme, la mélodie, mais pas forcément à travers les paroles. Là je me perds un peu, j’ai besoin de l’unisson, je ne peux pas le trouver car je n’ai pas perçu quelque chose de commun à part la répétition des sons.

Puis nous marchons à travers la pièce, la proposition est de produire un son et de le jouer à travers une émotion et un déplacement, intention de peur => son o, mouvement de recul, intention de tristesse=> son é avec un pas « trainant ». Est-ce la nature du son qui provoque l’émotion, ses modulations, l’ensemble. J’ai l’habitude de travailler autour des postures tonico-émotionnelles, cela ne me pose pas trop de difficulté et ça ajoute une intention intéressante. Pour ma part je rentre assez facilement dans une émotion à partir de la posture, le son ajoute un « outil » supplémentaire.

Nous sommes un petit groupe, je connais la plupart des personnes, je n’ai pas de mal à jouer le jeu et à lâcher prise.

Nous terminons sur le cercle, en contact avec les mains, avec le son « om » montant puis descendant. C’est une clôture agréable, un son à l’unisson, un cercle où chacun occupe une place identique. J’ai fait une petite recherche sur ce son « om », c’est un grand classique en yoga mais c’est intéressant d’en préciser quelques principes.

Que signifie Om?

Om est dans l’hindouisme le mantra primordial, la vibration vitale à partir de laquelle l’univers se serait structuré. Contenant en lui la vibration de l’univers, répéter Om vous mettrait en harmonie avec la conscience universelle. À un niveau plus modeste, chanter Om en début et fin de séance vous met en harmonie avec les yogis avec lesquels vous pratiquez, mais aussi avec les yogis qui vous ont précédé au fil des siècles et qui ont chanté cette même syllabe avec la même intention.

Om -prononcez A.U(ou O).M – contient 4 temps; chaque temps comprend de nombreuses significations métaphysiques. Ainsi, le A représente l’état de veille, la conscience subjective du monde extérieur. O représente le rêve, ou conscience du monde intérieur. M représente le sommeil profond, l’expérience de l’unité. Le 4e temps est le silence qui suit le son, la cerise sur le mantra.

Merci à tous.

 

 

Florence C.

Merci beaucoup pour cette expérience. Chercher sa voix n’est pas chose facile.

Je trouve que ce jeu était dans l’instinct primaire, l’animalité, ce qui devait être avant les mots . Si je fais une comparaison aux pleurs de l’enfant, en fonction de la sonorité exprimée, par instinct la mère sait si l’enfant à faim, est en colère ou bien s’il est fatigué. Dans ces cas, c’est bien les différents sons qui viennent se mettre à la place des mots. Cela a un sens pour la mère. Je pense que cela fait partie de la fonction « mère », de la machine corporelle. Cela s’estompe lorsque l’enfant acquière le langage mais ne disparait jamais.

Au fond, pourvu que de la place de l’enfant, ces sons fussent bien entendus et pas négligés, sinon à la longue cela a pu n’entrainer de la souffrance au même titre que la négligence du touché corporel.

Pour ma part, dans mes ateliers, j’utilise le plus possible d’écouter de la musique. Les observations que j’en ai faites sont que la musique ouvre des portes, à une multitude d’images, de souvenirs, en déportant l’intention et ainsi laisse à l’imaginaire et l’inconscient

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